m2ocity, premier acteur de l’Internet des objets en France

 Elise Feuillepain Quelle est l’histoire de m2ocity ? En quoi consiste son activité ?

m2ocity a été créée en 2011 à l’initiative de Veolia, dans le double objectif d’industrialiser l’activité de télérelève de compteurs d’eau et de capitaliser sur ce savoir-faire afin de développer des offres permettant de répondre aux enjeux des collectivités locales et des industriels en matière d’objets connectés et de digitalisation.
Fort d’un développement très rapide, m2ocity est le 1er acteur de l’IoT en France, avec désormais plus de deux millions d’objets connectés, traitant ainsi des volumes de données considérables (110 millions de trames par semaine), faisant du big data le quotidien de notre activité.
L’un des piliers de la valeur ajoutée de m2ocity est bien l’association d’une expertise télécom à capacité industrielle - éprouvée sur des projets d’envergure comme le contrat du SEDIF, l’un des plus grands projets smart water en Europe – et d’une connaissance métier des applications IoT B2B, en particulier dans les applications destinées aux villes et bâtiments intelligents. Cette combinaison d’expertise et d’expérience permet à m2ocity d’avoir une approche globale des projets IoT, des capteurs à la livraison des données, et de garantir un très haut niveau d’engagement sur la qualité du service rendu. Seul acteur de l’IoT à maîtriser plusieurs technologies de communication, nous construisons des offres sur mesure en proposant à nos clients la meilleure solution en fonction de leurs besoins, en particulier sur les trois grandes thématiques des objets connectés B2B et B2A : les réseaux urbains intelligents, l’efficacité énergétique et la ville intelligente.

Quelle est votre actualité ?

Au-delà de l’intégration des nouvelles technologies radio et d’une veille permanente sur le sujet, m2ocity tient à poursuivre sa démarche d’accompagnement personnalisé et sur-mesure de ses clients, au-delà du simple métier d’opérateur.
C’est ainsi que nous avons lancé une offre spécialement adaptée aux collectivités qui hésiteraient à se lancer dans les services connectés : un pack découverte de la ville intelligente. Sans engagement sur des durées longues et sans risque, face à une offre très hétérogène sur un marché non stabilisé, ce pack permet à toute collectivité, quelle que soit sa taille, de tester l’adéquation entre ses besoins et les services proposés, avant de se lancer dans des projets de plus grande envergure, quelle que soit sa problématique : efficacité énergétique des bâtiments communaux, stationnement intelligent, suivi des nuisances urbaines…

Qu’est-ce qu’une smart city ? Quelles sont les villes qui le sont aujourd’hui ?

Une smart city est et doit avant tout rester un outil, un moyen au service du territoire, de ses enjeux propres et de ses habitants : l’intelligence des villes reste en priorité l’intelligence de leurs habitants et administrés !
Qu’il s’agisse de développement durable, de suivi des consommations énergétiques, de la gestion des déchets, de la santé, du partage de ressources, de l’accès au numérique… - la liste pourrait encore être longue – la ville intelligente passe par l’accès à une donnée volumineuse, qui doit être structurée et utilisée au regard des usages à rendre. A cet égard, la smart city pourrait bien être la ville qui sait exploiter la donnée à bon escient, au service de son territoire et de ses habitants, plutôt que la ville « tout connecté ».
Mais pour atteindre cet objectif, il faut savoir collecter et traiter un fort volume de données : c’est bien là que l’Internet des Objets prend tout son sens, avec sa capacité unique à collecter à distance les données de millions de compteurs et capteurs, puis à les mettre à disposition dans des logiques open data ou à les interpréter.
De nombreuses villes, grandes ou petites, développent des services rendus possibles par ces données, avec des objectifs aussi larges que divers en fonction des problématiques territoriales de chacun. On peut à ce titre citer des villes phares, telles que Paris, Lyon, Marseille, Nice, Nantes… mais également Angers, qui accueille la Cité de l’Objet Connecté dont m2ocity est actionnaire, ou bien encore Saint-Amand-Montrond, commune de 10 000 habitants et incarnation du fait que la smart city n’est pas réservée aux grandes métropoles.

Réseau

Comment se situe Paris face à la concurrence des villes connectées du monde entier ?

Paris est quatrième au classement mondial des villes connectées (source Networked Society City Index 2016), devant Londres, Singapour ou Stoc- kholm. Ce classement s’appuie sur deux critères : le développement urbain durable et la maturité des technologies de l’information.
Paris se classe en 4e position sur les deux critères. Elle est juste derrière Stockholm, Copenhague et Helsinki dans le domaine du développement durable. Concernant les NTIC, elle se positionne après Londres, Stockholm et Singapour. New-York (7e), Tokyo (9e), Hong Kong (14e) ou Moscou (21e) sont loin derrière !

Sur quels développements travaillez-vous actuellement ?

Au-delà de la veille et du testing permanent sur les nouvelles technologies et capteurs, de nouveaux objets connectés apparaissent chaque jour. Nous travaillons avant tout sur les usages et les services rendus possibles par le croisement des données issus de ce monde foisonnant. Il ne faut pas oublier qu’au-delà de la question des capteurs ou des données, l’enjeu de l’IoT réside bien dans les business model avant tout !

Pourquoi avoir adhéré au MEDEF Paris ?

Adhérer au MEDEF Paris est une opportunité pour moi d’échanger avec d’autres dirigeants et entrepreneurs, mais également de participer aux enjeux sociaux, sociétaux et industriels auxquels nous devons faire face individuellement et collectivement, au jour le jour.

Propos recueillis par Rajaâ Ouali Mehdi et Mathilde Durieux.


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